Boulangerie-Pâtisserie : 1er mai

26 Jan 2021 | Boulangerie

Un salarié peut-il être forcé de travail un 1er mai ?

Le 1er mai est un jour férié chômé (L. 3133-1 et L. 3133-4 C. trav.). Certes, les salariés occupés le 1er mai ont droit, en plus du salaire correspondant au travail accompli, à une indemnité égale au montant de ce salaire, à la charge de l’employeur (L. 3133-6 C. trav.). Cette possibilité de travail du 1er mai n’est ouverte qu’aux établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail. Aucune liste  de ces établissements et services n’est établie, mais ce sont souvent les services publiques.
En l’occurence il parait peu probable qu’une boulangerie soit considérée par les juges comme étant un établissement ne pouvant interrompre le travail en raison de la nature de ses activités. Dans ce cas, le fait de méconnaitre les dispositions relatives au chômage du 1er mai est puni d’une amende de quatrième classe appliquée autant de fois qu’il y a de salariés indûment employés (R. 3135-3 C. trav.).

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